Le projet « femme d’ici, femme d’ailleurs » est né de rencontres, de rencontres toutes plus enrichissantes les unes que les autres.
Je suis femme, mon pays c’est le pays où je suis née, ce pays dessiné par des frontières, mais mon pays c’est aussi la terre. J’en ressens les vibrations, les soubresauts, les tourments.
Je suis femme, je suis mère et je suis aussi citoyenne, citoyenne de mon pays et mon pays c’est plus que jamais la terre.

Je suis partie à la rencontre de ces femmes qui ont quitté leur pays, celui où elles sont nées, pour un ailleurs, un ailleurs espoir, un ailleurs ici, un ailleurs où leur vie se dessine souvent dans la plus grande précarité, la violence parfois. Ces femmes, je les ai rencontrées avec leur famille et pour les aider ; j’ai passé beaucoup de temps à les observer, à les écouter, avec des mots que je ne comprenais pas toujours, parfois les regards suffisent ; elles m’ont emportée, vers mes propres chemins d’exil, mes propres fragilités, mes courages aussi.

J’écris, depuis longtemps , plutôt de la poésie, mais aussi des contes, des billets d’humeur, des lettres d’amour eh oui! J’écris et j’aime relier, relier les gens, les histoires, les humanités. On en a tant besoin.

Alors j’ai eu cette idée de lier, de lier une femme d’ici et une femme d’ailleurs, des femmes d’ici, des femmes d’ailleurs, de les lier.
Pour certaines ce fut tout à fait naturel, car le lien existait déjà, il suffisait d’aller un peu plus loin, un peu plus loin en écriture. Pour d’autres il fallait rapprocher des histoires qui n’avaient jusque là rien en commun ou si peu, sauf celle d’être femme bien-sûr, femme, femme du monde…..je leur ai proposé de parler, puis d’écrire, d’écrire en liberté, avec quelques indications cependant, quelques consignes, ajustées au fil du temps, au fil du vent, du vent qui nous pousse…..sur le chemin.

Voilà, c’est ainsi que le projet « femme d’ici, femme d’ailleurs » est né à l’automne 2015.

Depuis, des femmes ont échangés, à Cluny, à Châlon, Mâcon, puis Lyon. Elles ont écrit, seules, en duos, en trios, en groupes. Nous avons récolté beaucoup de paroles, des paroles fortes, poétiques parfois, touchantes bien sur, vivantes .Ainsi, nous avons pu construire un tricotage à présenter sur scène à plusieurs reprises lors des lectures mises en espace par Sabine Larivière.

Nous voulons continuer à témoigner, témoigner de cette richesse à côté de laquelle on passe en choisissant le repli, la fermeture, la peur et le rejet de l’autre, de l’étranger, de l’étrangère. C’est un travail sur le terreau de l’humanité, ce terreau fertile, fait parfois de choses simples, même si les histoires sont complexes et difficiles, tout comme le monde que nous habitons.

Je vous invite à partir à la découverte des différentes saisons d’ateliers (récoltes de mots et préparation théâtrale) que nous avons menées en vous baladant sur le wordpress. Tout n’y est pas parfaitement présenté, mais je suis certaine que vous en sentirez la teneur, le parfum.

En dessous du bandeau, vous y découvrirez quelques textes de la première session et le tricotage de notre dernière lecture.

Afin de poursuivre cette aventure, nous avons besoin de votre soutien financier, même minime. Pour plus de détails, rdv sur l’article  « Soutien »  Avec nos remerciements chaleureux pour la confiance que vous nous accorderez!

Vous trouverez dans cette même rubrique nos contacts par le biais duquel vous pourrez poser vos questions.

 

Elsa Le Boudec, artisane poète

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